La recherche thermale, une belle voie de développement
La communauté thermale s’est fédérée, structurant ses objectifs et potentialisant la recherche scientifique dans ses domaines d’activités. Les résultats sont là .
Le thermalisme dévoile des résultats d’études scientifiques. On attend incessamment, la publication des résultats de Thermarthrose, une étude multicentrique qui évalue l’impact d’une cure thermale contre traitement conventionnel,  sur des patients souffrant de gonarthrose (arthrose du genou).
En fin d’année, les résultats de l’étude MaaThermes seront dévoilés. Cette dernière, évalue l’efficacité du Service Médical Rendu (SMR) d’une cure thermale dans une station à orientation affections digestives/maladie métabolique, contre traitement de ville en consultation de médecine générale.
En août 2009, c’était une étude sur les bienfaits de la CO2-Thérapie, thérapeutique à base de gaz thermal, comparée a un médicament, un vaso-actif de référence, qui a permis de souligner les meilleures performances au niveau de la distance de marche chez les curistes souffrant d’artériopathie oblitérante et profitant de trois semaines de cure à Royat-Chamalières, par rapport à ceux prenant le traitement allopathique.
L’étude STOP Tag avait pour objectif de mesurer l’amélioration de patients souffrant de troubles anxieux généralisés,  en comparant la cure thermale, avec le traitement médicamenteux de référence, la paroxétine. Cette étude qui s’est déroulée dans quatre stations, Saujon, Bagnières-de-Bigorre, Néris-les-Bains, Ussat-les-Bains a montré en 2008 des résultats significatifs en faveur du thermalisme.
C’est souvent l’Association Française pour la Recherche Thermale, l’AFRETh, qui promeut la recherche scientifique appliquée à l’activité des établissements thermaux, et notamment la recherche clinique. Cette association choisit et subventionne des études. Le modèle  de financement est interne à la profession puisque l’AFRETh, tout en ayant un comité scientifique indépendant, met essentiellement en œuvre les contributions de ses membres fondateurs (collectivités territoriales et exploitants thermaux). Des équipes universitaires et des assistants de recherche cliniques sont sollicités pour assurer  le suivi de ces protocoles d’étude et leur évaluation statistique. Le budget annuel de l’AFRETh consacré aux travaux de recherche, se situe entre 1 et 1,5 millions euros. Un appel d’offre à projets est lancé chaque année permettant le lancement d’une vingtaine études à caractère biologique, sécuritaire, thérapeutique ou de SMR.
Mots clés: afreth, Bagnières-de-Bigorre, étude scientifique, MaaThermes, Néris-les-Bains, recherche scientifique, Royat-Chamalière, Saujon, service médical rendu, STOP Tag, Thermarthrose, troubles anxieux généralisés, Ussat-les-Bains


Mercredi 2 septembre , 2009
Ils soignent