Hygiène et qualité pour la meilleure sécurité sanitaire des curistes
Les thermes sont sous haute surveillance : désinfection, détartrage, nettoyage et en même temps maintien d’une stabilité thermique, minérale et biochimique des ressources thermales.
Quand on s’enfonce dans les coulisses des thermes, ce sont des dédales de couloirs où filent des kilomètres de tuyaux, ce sont des circuits, bien différenciés pour le linge, les boues, les eaux, c’est une surveillance permanente des températures et des pressions à différents points du système et une vigilance du responsable technique, à son poste devant ses écrans d’ordinateur. Les thermes ont des obligations de sécurité sanitaire draconiennes. La surveillance en incombe en interne à une équipe de techniciens au service d’une démarche qualité. Le personnel soignant et les agents thermaux qui officient dans les thermes sont eux formés aux règles d’hygiène.” La prévention du risque infectieux est obtenue par des règles d’hygiène strictes, qui doivent être intégrées par le personnel soignant et technique. Par ailleurs la surveillance est assurée par le prélèvement quasi quotidien d’eaux thermales, deux litres au point d’émergence, aux postes de soin, à une baignoire, une douche, aux bassins…etc ” explique Corine Chades, Docteur en pharmacie qui dirige le laboratoire d’autocontrôle Auvergne Thermale.
Ces démarches qualité visent à protéger les matières premières, à optimiser la qualité et à assurer la pérennité des soins, rapporte en écho la brochure de la station de Luchon mettant en avant les efforts fournis par les stations pour répondre aux normes sanitaires. Ces dernières années les établissements thermaux dans leur ensemble ont engagé de gros travaux pour coller à la législation. L’objectif, éviter la bactérie pathogène ou autre légionellose, assurer une traçabilité et protéger le curiste dans les établissements de santé que représentent les thermes. L’enjeu est de taille, car si l’incident survient, c’est la fermeture d’un poste de soin, d’une cellule, d’un étage, voire de l’établissement. En effet les laboratoires d’auto-surveillance ou externalisés des thermes, sont sous contrôle sanitaire des DDASS, Direction Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales et rendent comptent mensuellement des résultats des prélèvements. Les installations des thermes subissent aussi des visites inopinées qui garantissent cette qualité pérenne. Le curiste ne peut que s’en féliciter.
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Lundi 12 octobre , 2009
La vie des stations thermales