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La saison de ma cure thermale

Mercredi 18 novembre , 2009

Ils soignent

Les stations ont leur saison. Elle débute souvent en février et s’achève à l’automne finissant. Le climat en station, l’anticipation médicale pour optimiser la cure et la situer en dehors des épisodes aigues s’associent pour entrainer des pics de fréquentation annuelle.

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Les stations à orientation rhumatologie voient leur fréquentation augmenter surtout en septembre/octobre. « Sur le plan médical, explique le Dr Hugues Desfour, Balaruc-les-Bains il n’y a pas de période plus propice qu’une autre à la bonne réalisation d’une cure, mais on privilégie l’automne pour que le résultats espéré se prolonge durant les mois d’hiver, souvent difficiles pour les patients arthrosiques douloureux »… «  Le facteur est sans doute plus psychologique que physique, complète le Dr Michel Palmer, Président du Syndicat National des Médecins Thermalistes, car en Allemagne, les patients fréquentent les stations en hiver ».

« En phlébologie, rapporte le Dr Poirault, médecin vasculaire à Niort, une cure thermale en urgence pour thrombose veineuse profonde doit démarrer dans les 3 mois qui suivent le diagnostic de phlébite ; face à une insuffisance veineuse fonctionnelle, la cure thermale s’impose avant l’été pour aider le patient à mieux supporter les chaleurs estivales ».

« Pour les cures à orientation psychosomatique, il n’y a pas de période de prédilection. », indique le Dr Olivier Dubois, psychiatre à Saujon. « Cependant je déconseille les mois de mars et novembre en raison de la durée trop courte du jour, peu favorable aux dépressions et troubles anxieux », ajoute le Dr Christiane Vaugeois médecin à Ussat-les-bains.

« La meilleure période pour faire une cure en voies respiratoires est la période où la symptomatologie est la plus calme. Les enfants viennent surtout pendant l’été, c’est une période où ils sont moins soumis aux infections virales, plus fréquentes à l’automne et l’hiver et dont la transmission est favorisée par la scolarisation », explique le Dr Sylvain Chedru, médecin à Cambo-les-bains.

« En ce qui concerne l’orientation Maladies cardio-artérielles, s’il s’agit d’un phénomène de Raynaud, on peut conseiller de faire une cure en septembre ou octobre, le plus tard possible avant l’hiver qui est la période de manifestation de ce problème », rapporte le Dr Patrick Roux, médecin thermal à Royat.

« Enfin en dermatologie, le pic de fréquentation se situe en juillet/aout. Les enfants souffrant de dermatite atopique viennent surtout l’été », souligne le Dr Evelyne Delrez, la Roche-Posay : soleil, soins thermaux et disponibilité pour une éducation à la santé.

Mais d’autres raisons peuvent initier le choix du curiste. Elles sont d’ordre climatique ; l’arrière saison dans les stations du sud de la France se révèle souvent douce et sèche, contrairement aux canicules estivales ou aux frimas printaniers. Enfin des raisons pécuniaires peuvent participer au choix : le prix des locations est souvent plus abordable à l’automne. A l’inverse de nombreux curistes profitent de la saison estivale pour faire partager leur location avec des membres de la famille.

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