La cure thermale, une fenêtre thérapeutique
Une interruption temporaire de traitements de fond est proposée parfois par le médecin aux malades chroniques. Pour soutenir le patient dans cette parenthèse, dite fenêtre thérapeutique, la cure thermale s’inscrit alors comme un élément concret qui favorise le maintien de la santé et les bénéfices des traitements suspendus.
Supporter un psoriasis, avoir une polyarthrite ou une arthrose handicapante, soigner tous les jours son asthme ou l’atopie de son enfant… implique une médication lourde et régulière et le suivi de traitements qui deviennent à la longue, difficiles à gérer. Espérer pouvoir réduire ses médicaments ou faire une pause thérapeutique répond à une demande de nombreux malades. La cure thermale parce qu’elle est médicale, globale, éducative et parce qu’elle agit sur l’évolution des comportements peut se révéler comme un espace de transition permettant la pause médicamenteuse. Elle est même une bulle d’oxygène pour les malades qui supportent mal les effets secondaires de certaines thérapeutiques. Ainsi cette curiste qui souffre depuis 26 ans de psoriasis avec poussées intermittentes qui nécessitent jusqu’à plus de 2 heures de soins quotidiens, choisit chaque année trois semaines de pause dans une station thermale à orientation dermatologique. « A mon retour et pendant au moins trois mois, je peux me passer de certains soins quotidiens sans risque de poussées aigues brutales. La cure agit comme un rite annuel qui me soulage et me redonne de l’autonomie ».
D’autres choisissent la cure en anticipation pour leur problème d’arthrose, évitant plusieurs mois la consommation d’anti-inflammatoires : « On m’applique quotidiennement, pendant la cure, des boues chaudes à base d’eau thermale. J’en ressens les bienfaits toute l’année pratiquement … ce qui m’évite de prendre des anti-inflammatoires en continu », explique cette autre curiste.
Cette jeune maman, elle, en accord avec l’allergologue qui suit son petit garçon s’offre trois semaines de cure annuelle, visant à rendre de l’autonomie et un espace de liberté à son enfant. L’amélioration de sa santé permet même d’envisager l’arrêt des médicaments après la troisième cure.







Mardi 5 janvier , 2010 par Clemence
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